Engie vend ses parts à Veolia, contre l’avis de l’État

Résumé : Ce lundi, Engie a accepté la vente de 29,9% du capital de Suez à Veolia. Une vente qui va à l’encontre de la décision des représentants de l’État.

Veolia fait son entrée au capital de Suez

Nouvel épisode dans le feuilleton du rachat de Suez par Veolia ! Après plusieurs jours de négociation, le conseil d’administration d’Engie (ex GDF-Suez) a approuvé la vente de 29,9% du capital de Suez à Veolia. Avec cette transaction, le géant français de l’eau et du traitement des déchets fait un pas de plus vers le rachat total de son concurrent historique, Suez.

Pourtant, cet accord entre Engie et Veolia ne fait pas l’unanimité. En effet, l’État, qui prend part aux négociations en tant que principal actionnaire d’Engie, s’est opposé à la vente du capital de Suez. La raison invoquée ? « Une absence d’accord à l’amiable entre Suez et Veolia » a annoncé le ministère de l’Économie et des finances.

L’État, par l’intermédiaire de deux représentants, était parvenu à un accord financier avec Veolia. Il était prévu que Veolia paye 18€ par titre de Suez, soit un chèque de 3,4 milliards d’euros dans les caisses d’Engie. Cependant, le gouvernement espérait obtenir davantage de garanties sociales, notamment concernant le maintien des emplois chez Suez Eau France après 2023.

Malgré cet accord entre Engie et Veolia, le ministre de l’Économie et des finances, Bruno Le Maire, a tenu a rappelé au micro de France Info que « cette opération ne fonctionnera pas s’il n’y a pas d’accord amiable entre Suez et Veolia ».

Début août, le PDG de Veolia a annoncé l’intention de racheter le groupe Suez afin de créer un géant mondial de l’eau et du traitement des déchets dont le chiffre d’affaires avoisinera les 40 milliards d’euros.

Suez dénonce une opération « hostile »

Le principal concerné par ce rachat, à savoir Suez, a annoncé avoir pris acte de l’entrée de Veolia dans son capital, mais regrette que cet accord soit intervenu dans des « conditions inédites et irrégulières ».

Selon l’entreprise Suez, Veolia tente actuellement une prise de possession rampante au détriment des conséquences sociales. Le géant de l’énergie, Engie, est également sous le feu des critiques puisque le conseil d’administration de Suez a regretté « la précipitation du conseil d’Engie de vouloir décider sans analyse et sans discussion et dialogue préalables d’une offre alternative qui préserve l’intérêt social de Suez ».

Davantage d’informations sur le rachat de Suez par Veolia sont disponibles dans cet article.

Redactor

Ecrit par Maxime

Mis à jour le 20 Oct, 2020