OBS’Cop 2019 : une étude mondiale pour le climat !

Résumé : Le grand fournisseur français d’énergie EDF vient de publier les résultats d’une étude mondiale sur le changement climatique. Réalisée auprès de plus de 24 000 personnes dans 30 pays de tous les continents, cette étude met en lumière des chiffres surprenants !

Que montre l’étude OBS’Cop 2019 ?

Des populations de plus en plus préoccupées

L’étude d’EDF réalisée par l’institut de sondage Ipsos montre que de plus en plus de personnes sont inquiètes concernant le réchauffement climatique. En effet, trois personnes interrogées sur quatre déclarent se sentir plus inquiètes qu’il y a 5 ans. Les pays les plus inquiets sont surtout des pays du sud comme la Colombie (69 %), le Chili (65 %), le Mexique (60 %) ou encore l’Afrique du Sud (54 %).

Inversement, les pays du nord et les grands producteurs d’énergies fossiles sont globalement moins préoccupés. Ainsi, 25 % des Norvégiens le sont, 22 % des Russes et seulement 17 % des Saoudiens. En France, 55 % des personnes interrogées sont un peu plus inquiètes qu’il y a cinq ans.

Des conséquences beaucoup plus perçues dans les pays en développement

Comme le démontre cette étude, on a davantage tendance à reconnaître l’existence du réchauffement climatique et à s’en inquiéter lorsque l’on est directement témoin de ces conséquences. Ainsi, sur les 78 % de personnes à avoir déjà perçu les effets du réchauffement, la grande majorité d’entre eux provient de pays en voie de développement tels que l’Inde, les Philippines, le Chili ou encore le Brésil.

Selon les régions, ces effets se ressentent de différentes façons :

  1. Les catastrophes climatiques extrêmes (63 %) : surtout au Japon et en Indonésie.
  2. La désertification (46 %) : qui touche majoritairement la Turquie et le Chili.
  3. La pollution de l’air et des sols (44 %) : en Indonésie ou encore en Inde.

Cependant, et aussi étonnant que cela puisse paraître, quatre personnes sur dix pensent que le réchauffement climatique peut avoir des conséquences à la fois négatives et positives pour leur pays. C’est notamment le cas des Norvégiens à 57 %, des Sud-Coréens à 52 % et des Suédois à 49 %.

gouvernement remis en cause

L’action des gouvernements remise en cause

Pour l’immense majorité des sondés, les gouvernements sont les premiers à devoir agir face au réchauffement climatique, bien avant les citoyens et les entreprises. D’ailleurs les Européens sont particulièrement durs vis-à-vis des actions de leurs gouvernements, avec 85 % des Russes, 83 % des Espagnols et 75 % des Anglais et Français qui estiment que les pouvoirs publics ne font pas suffisamment pour le climat.

Néanmoins, beaucoup trouvent que les citoyens n’agissent pas assez en faveur de la planète. Si plus de 50 % d’entre eux reconnaissent que la lutte pour le climat passe par un changement de mode de vie, ils sont moins de 50 % à mettre « systématiquement ou presque » des actions concrètes.

Encore beaucoup de climato-sceptiques

31, c’est le pourcentage de personnes dans le monde qui doutent encore et toujours du réchauffement climatique. Parmi ces 31 %, on en retrouve 8 qui n’y croient pas du tout et 23 qui considèrent que les activités humaines ne sont pas responsables de la hausse des températures.

Les pays les plus concernés par le climato-scepticisme sont principalement les Etats-Unis (19 % de climato-sceptiques), la Chine (15 %) et l’Arabie Saoudite où près de 46 % de la population pense que l’on ne peut pas affirmer la responsabilité humaine.

Ces chiffres peuvent paraître faibles face aux 69 % des sondés qui sont convaincus que l’activité humaine est responsable du changement climatique, mais ils n’en sont pas moins inquiétants. En effet, parmi les pays les plus sceptiques, on retrouve de très gros pollueurs tels que les Etats-Unis ou la Chine.

climato-sceptisme

Pourquoi le climato-scepticisme continue de séduire ?

L’étude le montre, trois personnes sur dix dans le monde ne sont pas convaincues de l’existence du réchauffement climatique. Même si la proportion diminue d’année en année, les climato-sceptiques sont encore bien présents, notamment au sein de la classe politique.

De grands dirigeants nient le réchauffement climatique

Ce n’est plus un secret pour personne, certains grands dirigeants de ce monde réfutent publiquement l’idée de la hausse des températures. Le plus célèbre de ces dirigeants n’est autre que Donald Trump, le président des Etats-Unis, le deuxième pays le plus pollueur.

Pour appuyer ses idées, le président américain a ratifié, début novembre 2019, le retrait de son pays des accords de Paris sur le climat, comme il l’avait indiqué durant sa campagne en 2015. Sa course à la Maison Blanche lui avait d’ailleurs donné une tribune pour exprimer son scepticisme au grand jour, puisqu’il avait même déclaré au micro de la chaîne américaine CNN  : « Je ne crois pas au réchauffement climatique. C’est juste la météo ! ».

Un autre climato-sceptique a récemment pris la tête d’un pays pourtant très fragile, le Brésil. En janvier 2019, Jair Bolsonaro, candidat d’extrême-droite et nostalgique de la dictature brésilienne, est devenu président du pays qui contient le plus grand réservoir de biodiversité au monde, à savoir l’Amazonie.

Tout comme son homologue américain, il a décidé de retirer le Brésil des accords de Paris, les qualifiant de « complot de l’ONU pour déposséder le Brésil de l’Amazonie ». La situation du pays est donc particulièrement préoccupante. Les importants feux de forêt en Amazonie ont déjà montré les conséquences de la déforestation, et cela n’est pas près de s’arranger avec les mesures de Bolsonaro (il compte notamment autoriser la construction d’une route qui passera par une portion de la forêt). Le sort des populations amazoniennes est également au centre des inquiétudes à cause de la destruction de leur lieu de vie.

Le saviez-vous ?

Plus proches de nous, des politiques comme Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen ont déjà émis des doutes concernant la responsabilité des activités humaines dans le réchauffement climatique.

théories climato-sceptiques

Les théories des sceptiques pour expliquer le réchauffement

Les climato-sceptiques disposent de plusieurs théories qui expliqueraient le réchauffement climatique tout en dédouanant l’activité humaine.

Pour certains, une activité anormale du soleil serait peut-être responsable de la hausse des températures. Une idée réfutée par la communauté scientifique qui n’a enregistré aucune activité particulière du soleil sur les 50 dernières années, alors que les températures ont augmenté.

Pour d’autres, le changement est climatique est un processus normal comme il a pu s’en produire depuis des millions d’années. La Terre a effectivement connu de nombreux changements climatiques dans son histoire, avec notamment plusieurs périodes glaciaires. Néanmoins, les changements climatiques de ce type prennent généralement plusieurs dizaines de milliers d’années, pour des variations comprises entre 1 et 5° C. Aujourd’hui, une augmentation de 2° C est prévue… dans les 30 prochaines années.

Malgré les théories climato-sceptiques, de plus en plus de monde prend conscience de l’urgence climatique. Même s’il est trop tard pour empêcher la hausse des températures, il est encore temps d’agir pour tenter de limiter au mieux les effets du réchauffement climatique.

Redactor

Ecrit par Maxime

Mis à jour le 11 Sep, 2020