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La voiture électrique va-t-elle dépasser le diesel ?

Le diésel est tellement bien implanté en France que personne n’aurait parié là-dessus : le diésel dépassé par l’électrique dans les intentions d’achat. C’est pourtant bien ce que vient de démontrer une étude Harris Interactive – Auto-Moto.

Les Français sont prêts pour l’électrique

Un sondage commandé par Auto-Moto Magazine auprès de Harris Interactive a permis d’interroger un échantillonnage de plus de 1000 Français représentatif de la population française et titulaires du permis. L’objectif poursuivi était de savoir comment ils percevaient la voiture de demain.

Il ressort de ce sondage que près de 7 Français sur 10 se montrent intéressés par un véhicule qui possède les options technologiques les plus récentes :

  • 62 % regardent les nouveaux modèles,
  • 61 % sont attentifs aux nouvelles motorisations,
  • 57 % apprécient les technologies embarquées.

Un Français sur deux, parmi les personnes interrogées, se dit prêt à acheter une voiture électrique.

Prêts… ou presque

Il faut bien reconnaître que si 48 % des personnes interrogées sont tentées par l’acquisition d’un véhicule électrique, contre seulement 45 % par un véhicule diésel, ils sont encore plus de 40 % à ne pas être capables de citer un modèle, voire une marque. Moins de 2 Français sur 10 ont d’ailleurs testé une voiture électrique. On peut donc dire, globalement, que les Français ne connaissent pas le marché des véhicules électriques. Ils sont à peine plus d’un tiers à penser, en effet, que l’offre est satisfaisante et suffisante.

De là à passer à l’acte d’achat, il y a une marche, et elle est très haute. Plus de 90 % des sondés conditionnent leur éventuel achat à une plus grande autonomie du véhicule électrique, à une diminution du temps de charge et à une meilleure accessibilité aux bornes de recharge. Pourraient aussi les inciter à l’achat une amélioration des infrastructures, et notamment des routes pour recharger les voitures électriques, une diminution des prix des véhicules électriques et les économies potentielles. Les aides gouvernementales pour l’achat d’un véhicule électrique sont aussi susceptibles d’influer leur achat.

Finalement, si l’on voit bien que les mentalités évoluent, avec ce sondage, il n’en reste pas moins que les Français préfèrent attendre encore un peu, privilégiant les motorisations hybrides et essence pour un achat à court terme. Pour eux, le marché du véhicule électrique ne sera pas au point avant 2025.

La voiture électrique jugée trop chère

D’après le sondage, les Français considèrent encore la voiture électrique trop chère à l’achat. Ils seraient prêts à faire le pas si le véhicule leur revenait à moins de 15 000 euros, pour une autonomie de près de 600 kilomètres et un temps de chargement inférieur à 3 heures. Autant dire qu’on est loin du compte. Si la Tesla S 100D répond aux critères d’autonomie, il faut bien avouer que son prix est un frein à sa démocratisation. Côté prix, seule la Zoé de Renault et la Smart For Two Electric peuvent s’aligner, mais leur autonomie n’est pas tout à fait satisfaisante pour nos sondés. On peut aussi trouver sur le marché des véhicules électriques d’occasion à moins de 10 000 euros, comme la Renault Fluence ZE. Son autonomie n’est pas très grande, mais elle se charge rapidement grâce à son système Quickdrop.

Gageons que l’amélioration rapide des performances, accompagnée d’une baisse des prix importante, contribueront à faire passer les Français de l’intention à l’action.