Dollar vs. bitcoin, la planète est gagnante?

De la même manière que pour l’euro, le dollar demande de nombreuses ressources en énergie pour parvenir à sa fabrication et à sa production. Néanmoins, leur composition n’est pas la même.

De multiples substances à la fois nocives et utiles à la survie de l’espèce humaine sont utilisées dans l’extraction du précieux métal qui sert à la fabrication des pièces de monnaie. De l’extraction à la fabrication, chaque étape impacte sur l’environnement. Les cyber monnaies quant à elles ne sont pas en reste. L’énergie déployée pour utiliser cette monnaie virtuelle n’est pas des moindres. Petit topo sur l’impact environnemental des monnaies fiduciaires et virtuelles.

Le dollar : une monnaie écologique ?

Le billet de banque américain est composé de 25 % de lin et de 75 % de coton et c’est qui fait qu’ils sont plus solides que les billets européens par exemple. Cette technique de fabrication date du Moyen-Age.

Selon Antoine Vervaeke, de la société Vervaeke Fibre, installée en Belgique qui livre du lin pour fabriquer les billets de banque américains depuis plus de cinquante ans, ils sont plus écologiques “car ils contiennent du lin, une plante extrêmement saine dans sa culture. Elle nécessite très peu d’engrais, à la différence du coton qu’il faut également défolier, une étape qui peut nécessiter l’aspersion de mercure.”

Néanmoins, la fabrication, la production et le transport de la monnaie américaine ne sont pas du tout écologiques. Elle demande autant d’eau, d’électricité, d’encre, de papier que l’euro. A ceci près que la demande n’est pas la même.

Pour visualiser l’impact environnemental du dollar :

Le cycle de vie (production, transport et destruction) des 3 milliards de billets-papier en euros produits en 2003 a un effet environnemental équivalant à 9.235 fois le tour de la terre en voiture.

 

A quand les billets en plastique ?

Au Canada, cette révolution est née en 2012. En effet, les billets en plastique sont apparus et remplacent les billets faits de coton ou de lin. “Ces billets sont très différents de ceux en papier et marquent un tournant dans l’histoire de la monnaie canadienne″ affirme la Banque du Canada.

Le premier sous-gouverneur Macklem a affirmé que “Ces billets sont non seulement plus sûrs, mais aussi plus verts et moins chers que ceux de la série précédente”.

Non seulement écologiques, ils sont également économiques.

En effet, ils ont une durée de vie bien plus longue (deux fois et demi) que leurs équivalents en papier et sont donc imprimés en moins grand nombre. Des économies se chiffrant en millions de dollars peuvent être engendrées, sans compter le transport, ce qui réduit considérablement l’impact sur l’environnement du pays.

En plus de ça, les coupures en polymère peuvent être recyclées et notamment transformées en plaque de plastique par la division Plastiques Cascades Re-Plast du groupe papetier Cascades.

″Ce sont les billets les plus durables jamais émis par la Banque du Canada.″

Cela étant, le Canada n’a pas la palme du billet en plastique. C’est aux Australiens que revient la couronne, puisqu’ils utilisent les billets en polymère depuis 1996.

 

Le coût écologique de la production du bitcoin

C’est aujourd’hui devenu une tendance. Le bitcoin, la cyber monnaie la plus utilisée prend une place de plus en plus importante dans l’économie mondiale.

On peut également voir ce boom d’un autre oeil. En effet, côté écologie, la consommation du bitcoin serait de l’ordre de la consommation électrique d’un pays comme l’Irlande et comme 159 pays dans le monde. Et cette dépense d’énergie devrait continuer d’exploser, tout comme la popularité de la crypto-monnaie fait rage depuis peu.

Il ne s’agit donc plus seulement d’une forme “d’atteinte à l’économie” mais aussi une conséquence sur l’environnement.

Selon les sources, le réseau Bitcoin consommerait à lui seul 100 fois la puissance utilisée par l’ensemble des serveurs de Google !

Les perspectives sont tout aussi effrayantes si l’on imagine que les monnaies de ce type se généralisent. Actuellement, la masse monétaire mondiale en circulation est estimée à près de 11 000 milliards de dollars. Ce qui signifie que la consommation d’énergie correspondante devrait donc s’élever à plus de 4000 GW, soit 8 fois la consommation électrique de la France, et deux fois celle des États-Unis.

 

La consommation énergétique du bitcoin : quel impact sur l’environnement ?

Derrière la flambée monétaire du bitcoin sa cache une flambée énergétique de taille. Quand on sait que la dépense en électricité nécessaire à la validation d’un transaction en bitcoin équivaut à la consommation hebdomadaire d’un foyer américain, il est temps de se poser des questions.

Plus le cours du Bitcoin augmente, plus le nombre de mineurs augmente. Cela signifie que la puissance de calcul mise à disposition pour enregistrer une transaction augmente elle aussi, ce qui entraîne une hausse de la consommation énergétique.

Michel Berne, économiste et directeur d’études à Télécom, Ecole de management confirme : « Quand le cours est très élevé cela permet aux mineurs d’investir plus, notamment dans des fermes de serveurs, et donc mécaniquement cela fait augmenter la consommation énergétique ».

Quelle solution pour limiter l’impact environnemental du bitcoin ?

La seule option possible serait de voir le cours du bitcoin baisser la production énergétique du réseau. Tant que les utilisateurs gardent confiance en le bitcoin et en son utilité, ce cours ne descendra pas.

Cela étant, toujours selon l’expert, “on sait que le bitcoin ne deviendra pas une monnaie universelle. Contrairement à ce qui était dit au début, il ne servira pas à acheter une baguette de pain ».

Même si le bitcoin est plutôt énergivore en termes d’électricité, tout laisse à penser que la fabrication et la production de la monnaie américaine l’est d’autant plus. Non seulement, sa consommation en électricité est forte mais elle demande énormément d’eau, de papier, de coton et de lin, ainsi que de l’encre pour les billets et ce, à une large échelle.

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