En vert et contre tous : Les écologistes écartés de la présidentielle ?

Nous avions déjà rédigé un premier article dans lequel nous comparions les programmes énergétiques des différents candidats à la présidentielle 2017. Cependant, vous l’aurez sûrement remarqué, le premier parti politique concerné était aux abonnés absents. Cette année, et pour la première fois depuis 1974, aucun candidat ne représentera le parti Europe Ecologie Les Verts (EELV) lors d’une élection présidentielle. Nous allons essayer de vous éclaircir la situation.

Il y a pourtant eu une primaire écologiste

Une primaire écologiste avait pourtant eu lieu les 19 octobre et 7 novembre 2016 à l’issue de laquelle un candidat s’est bel et bien démarqué. En effet, Yannick Jadot, adhérant aux Verts depuis 1999 l’a remporté au second tour avec 54,25% des scrutins en sa faveur contre 40,75% pour sa rivale Michèle Rivasi. Finalement, un peu plus de deux mois plus tard, Yannick Jadot se retire et prend la décision de soutenir la candidature de Benoît Hamon. C’est le 23 janvier 2017, après de longues négociations, que le parti écologiste décide d’unir ses forces pour grossir les rangs du candidat socialiste.

Ce cas de figure est une première dans l’histoire du parti qui, depuis sa première candidature en 1974, n’avait jamais renoncé à se présenter à une élection présidentielle. Si on se penche sur les scores des candidats ayant porté les couleurs de l’écologie lors des trois dernières élections, nous remarquons qu’ils ne dépassent pas les 2,5%. Comme il l’a précisé lors d’une interview sur le plateau de France 2, Yannick Jadot souhaitait, en s’alliant à Benoît Hamon, s’assurer “que le prochain président soit écologiste”.

EELV apporte son soutien à Benoît Hamon

Nous nous souvenons du programme du parti socialiste lors des dernières élections qui proposait, en 2011, de réduire la part du nucléaire dans la production d’énergie en France.  La fermeture de la centrale de Fessenheim était aussi programmée. Bilan : aucune centrale n’a fermé durant le mandat de François Hollande. Yannick Jadot s’est donc assuré que des engagements soient pris avant de s’engager auprès du candidat socialiste. Il a d’ailleurs annoncé lors de l’interview : “Ma responsabilité, c’est de dépasser les égos”. Bien que les deux programmes des candidats présentaient de nombreuses convergences, deux semaines de négociations ont été nécessaires pour éclaircir et négocier certains points. Yannick Jadot a finalement obtenu à l’issue de ces négociations plusieurs engagements supplémentaires, dont la sortie du nucléaire d’ici 25 ans et l’arrêt total du projet de Notre Dame des Landes.

Nicolas Hulot ne soutiendra aucun candidat

Le militant écologiste Nicolas Hulot a décidé de ne soutenir aucun candidat lors du premier tour de cette élection présidentielle. Il explique dans un premier temps qu’il ne souhaitait pas se présenter à l’élection, ne se trouvant pas assez “organisé, structuré intellectuellement, logistiquement et humainement pour assumer cette responsabilité”. Il pense cependant que le climat actuel de cette campagne aurait pu le pousser jusqu’au second tour s‘il s’était présenté. Ne voulant pas s’intercaler et prendre position pour l’un des trois candidats qu’il a “nourri”, lesquels sont Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, Nicolas Hulot ne s’engagera donc pas auprès d’aucun d’entre eux. Cependant, il déclare que si la menace de voir Marine Le Pen passer au second tour persiste, il pourrait alors prendre position pour l’un des candidats.

Une situation environnementale à surveiller

Selon les derniers chiffres publiés dans le rapport (2014) du GIEC, les émissions d’équivalent CO2 par an dans le monde s’élèveraient à près de 50 Gigatonnes. Si l’on compare ces chiffres à ceux des années 70, les émissions ont presque doublé. Constituées majoritairement de CO2 (76%), de méthane (16%), de dioxyde d’azote (6,2%) et de composés fluorocarbonés (2%), ces émissions augmentent constamment depuis les années 50 et la révolution industrielle.

Ces gaz sont à l’origine de l’effet de serre responsable des dérèglements climatiques actuels. Les secteurs qui en génèrent le plus sont dans un premier lieu les centrales de production d’énergie fonctionnant au gaz, au fioul ou au charbon (37% des émissions). Les industries prennent la seconde place du podium avec 19%, ensuite viennent le secteur des transports (15%) et de l’agriculture (14%). À titre de comparaison, les émissions issues du secteur résidentiel ne représentent “que” 7%.

Le premier pays visé par les mesures environnementales internationales est la Chine dont les émissions de CO2 représentent près d’un quart des émissions mondiales. En 2014, la Chine enregistrait une augmentation de 4,2% de ses émissions de CO2 alors que des régions comme les États-Unis et l’Europe renforcent leurs efforts et voient leurs émissions réduire depuis le début du XIème siècle.

Redactor

Ecrit par Paul Van Migom

Mis à jour le 12 Nov, 2020

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