Le chauffage au bois

Le chauffage au bois est de plus en plus populaire en France en raison de son bas prix, lié notamment à la bonne gestion des forêts françaises et à la progression de son rendement énergétique. Mais est-il vraiment écologique ?

Plus de 25% des français disposent d’un chauffage au bois. Ils seront plus de 9 millions de foyers à posséder une cheminée à insert ou un poêle d’ici 2020 selon l’ADEME. Le bois est le combustible le moins cher mais également celui dont le prix augmente le moins rapidement, voire diminue pour certains types.

De plus, l’installation d’un équipement efficace donne droit à un crédit d’impôt de 30% du montant des dépenses. Si le crédit d’impôt dépasse l’impôt dû, le supplément est remboursé au ménage. Le chauffage au bois permet aussi d’accéder à l’éco-prêt à taux zéro, à la TVA à taux réduit et éventuellement à des aides locales. Le coût de l’installation sera donc amorti en moins de 10 ans.

Les types d’équipement

Il existe cinq types de chauffages au bois :

La cheminée à foyer ouvert

Le système au rendement le plus faible. Son intérêt est décoratif et elle ne permet pas de chauffer une maison. En effet, son rendement est d’environ 10%.

Les cheminées à insert L’insert se pose dans une cheminée à foyer ouvert et permet d’atteindre jusqu’à 80% de rendement. Une bonne solution pour ceux qui souhaitent améliorer leur efficacité énergétique sans avoir à remplacer intégralement leurs équipements.
Le poêle à bûches :

Il se charge manuellement. Avec un rendement de 70% à 90%, il permet un chauffage d’appoint voire un chauffage complet sur un maison très bien isolée.

Le poêle à granulés de bois Avec un rendement d’au moins 80%, il est une solution encore plus efficace que le poêle à bûches. Il présente également l’intérêt d’être alimenté de manière automatique.
La chaudière à bois Avec un rendement qui peut aller jusqu’à 90%, elle peut même permettre la production d’eau chaude.

Une fois choisi l’équipement, il faut aussi choisir le type de combustible qui sera utilisé pour l’équipement. Il en existe 4 :

Les bûches traditionnelles Il s’agit du combustible le plus sensible aux variations de prix en fonction de la saison et de la région dans laquelle vous vous trouvez. Privilégiez les bûches plus petites, qui émettent moins de polluants.
Les bûchettes

Des bûches de bois reconstitué. Elles présentent l’intérêt d’être plus faciles à stocker et ont une meilleure efficacité énergétique. Elles se consument plus lentement, et il existe même des bûches spécifiques à combustion ralentie, par exemple pour utiliser la nuit.

Les plaquettes Ce sont des petits copeaux qui permettent d’alimenter des chaudières spécifiques, et peuvent permettre une alimentation automatique
Les granulés Les combustibles les plus compacts, et donc ceux avec la meilleure efficacité. Ils permettent également l’alimentation automatique des équipements.  Ils sont disponibles en vrac ou en sac.

Industrie, professionnels, copropriétés… Pas seulement pour les particuliers

Le chauffage au bois attire évidemment les particuliers mais pas seulement. Pour les chauffages collectifs, il remplace avantageusement la chaudière au fioul avec un combustible moins cher, moins polluant et au prix stable. La copropriété permet d’accéder aux aides financières locales et nationales au même titre que les maisons particulières.

D’un point de vue industriel, le chauffage au bois peut se faire dans les même conditions que pour les particuliers ou les copropriétés. Mais le chauffage au bois peut surtout permettre l’autoconsommation, c’est-à-dire que l’industrie se chauffe en consommant ses propres déchets de bois. Cela présente aussi l’avantage d’éviter le transport du combustible.

Et pour l’environnement ?

Il faut noter qu’en ce qui concerne les émissions de CO2, le chauffage au bois est neutre en ce qu’il ne produit que le CO2 stocké par le bois lors de sa vie pour produire de l’oxygène.

Cependant, la question qui se pose pour le chauffage au bois est celle de l’émission de particules fines. Les anciens équipements rejettent 40 à 80g de fumée par heure, contre 2 à 5g pour les nouveaux. Or l’âge moyen du parc français est de 15 ans. L’ADEME estime qu’il serait possible de diviser par 5 l’émission de particules en remplaçant les équipements des français.

Alors comment améliorer ses équipements pour réduire l’impact sur l’environnement ?

La première solution est de brûler le bois à la température la plus élevée possible, la combustion complète réduit l’émission de polluants pas totalement brulés.

Par ailleurs, utilisez du bois sec et propre. L’humidité du bois doit être inférieure à 20%, il vous faut donc le conserver dans un abri aéré. Ne brûlez que du bois de chauffage, car les produits de récupération rejettent des polluants dangereux lors de leur combustion et abîment votre appareil.

Il faut également s’assurer d’utiliser un combustible adapté au système de chauffage et apporter suffisamment d’air pour un bon allumage.

De manière générale, assurez-vous de bien connaître votre appareil et de l’utiliser correctement. Tous les appareils ne fonctionnent pas de la même manière.

Évidemment, il faut installer un appareil le plus performant possible. Pour cela, vous pouvez vous laisser guider par le label Flamme Verte. Faites également appel à un professionnel qualifié pour installer votre appareil, mais aussi pour l’entretien du conduit de fumée et du conduit de raccordement, qui doivent se faire régulièrement. Cela vient s’ajouter à l’entretien hebdomadaire que vous devez réaliser vous-même.

Pour savoir comment faire encore plus d’économies d’énergie

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( update 15 janvier, 2018 )