Paris 2024 : l’engagement écologique pour l’organisation des JO

Les 23 et 24 juin 2017, le comité d’organisation des Jeux Olympiques Paris 2024 a mis en place un parc olympique éphémère en plein cœur de la capitale. Piste flottante et balade en kayak sur la Seine, trampolines dans la galerie du Petit Palais… Tout Paris s’est transformé en un terrain de sport géant. L’occasion pour nous de faire un bilan sur l’engagement écologique de la candidature parisienne.

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Piste d’athlétisme flottante sur la Seine

Pour manifester sa volonté d’organiser des Jeux respectueux de l’environnement, le comité Paris 2024 a nommé un co-président de choix : l’athlète Tony Estanguet. Particulièrement sensible aux questions environnementales, le triple champion olympique s’est engagé fermement quant à la durabilité de la candidature. Paris 2024 a scellé un partenariat avec WWF France et a désigné Isabelle Autissier (présidente de l’association) pour diriger le comité d’excellence environnementale. Un symbole fort. D’autant plus que l’ONG entend bien imposer ses choix, et a précisé qu’elle n’hésiterait pas à mettre fin à la collaboration si Paris ne respectait pas ses engagements.

Avec l’organisation de ces Jeux, la capitale cherche à obtenir la certification internationale ISO 20121, une norme qui fournit des solutions pour assurer la durabilité des événements. L’ambition est grande et Paris est déterminée à montrer l’exemple. L’objectif est d’appliquer à l’organisation de cet événement international les Accords de Paris signés au moment de la COP21 et donc de plafonner les émissions de carbone pour limiter la hausse de la température à 2°C. Les estimations réalisées par WWF aboutissent à des résultats extrêmement positifs : l’organisation des Jeux à Paris aurait une empreinte carbone inférieure de 55% à celle de Londres en 2012. Pour cela, le Comité prévoit une stratégie de compensation carbone inédite, et favorise les transports à l’empreinte écologique faible. Ainsi, grâce au développement du réseau ferré, seulement 27% des déplacements s’effectueront en avion.  

Un second objectif est de mettre les Jeux au service d’une transition écologique des territoires. En misant sur des installations déjà existantes ou temporaires, il ne restera plus qu’à construire 5% des infrastructures, et pas question de construire des « éléphants blancs ». Ces bâtiments, (dont Rio nous fournit un exemple interpellant) sont spécifiquement construits pour les Jeux, mais sont trop souvent laissés à l’abandon après l’événement car leur entretien nécessite trop d’argent et ils ne sont pas adaptés aux besoins des quartiers dans lesquels ils sont construits. Le village olympique fait partie des installations à construire : on y prévoit une fourniture en énergie 100% renouvelable et une politique « 0 déchet ». Rendre la Seine propre à la baignade est aussi un challenge que se lance le Comité. La création d’un nouveau quartier est également prévue : situé à Pleyel-Bords de Seine, il s’agira d’un quartier écologique nouvelle génération, accueillant à terme plus de 3000 logements

L’organisation des Jeux est aussi l’occasion de dynamiser la recherche autour des questions environnementales. En cas de victoire, le Comité prévoit d’ailleurs la création en 2018 d’un laboratoire d’innovation en open source, pour faire de la recherche autour de l’énergie, de l’eau et des matériaux durables et trouver des solutions que la France pourrait ensuite exporter dans le monde entier.logo_0

Enfin et surtout, un événement d’une telle ampleur e
st l’occasion de sensibiliser les parisiens et les 3,7 milliards de téléspectateurs aux comportements éco-responsables et durables. Un beau projet, que nous espérons voir se réaliser.

 

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