Stratégie nationale pour la biodiversité

La stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) est la concrétisation de l’engagement français au titre de la convention pour la diversité biologique (CDB). La première phase, de 2004 à 2010, était basée sur des plans d’actions sectoriels. La stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020 vise un engagement plus important de tous les acteurs impliqués dans la préservation  de la biodiversité, dans tous les secteurs d’activité. La France vise ainsi à atteindre les 20 objectifs fixés pour valoriser, renforcer, restaurer et préserver la biodiversité et en assurer un usage équitable et durable.

Les orientations stratégiques de janvier 2004

La responsabilité de la France est primordiale dans la mobilisation de l’Europe et du monde entier pour la préservation de la biodiversité, car elle possède des patrimoines naturels précieux par sa diversité biologique et paysagère. 

La France a donc voulu, à travers la mise en place de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité , assumer ses responsabilités en matière de biodiversité. En 2004, l’objectif de la France était de stopper l’érosion de la biodiversité fin 2010. Cet objectif a été décliné pour chacune des composantes essentielles du vivant, et des indicateurs biologiques sont proposés pour mesurer les progrès réalisés dans cette voie.

Les quatre grands principes

Pour stopper la perte de la biodiversité, la Stratégie Nationale pour la biodiversité de janvier 2004 a fixé quatre orientations principales :

  • Tous les acteurs doivent se mobiliser, chacun à leur niveau de responsabilité afin de respecter et de préserver la biodiversité ;
  • Reconnaître la valeur du vivant : amener notre société à reconnaître la valeur des services rendus par la biodiversité afin d’enclencher un comportement favorable à la conservation de la biodiversité ;
  • Intégrer la conservation de la biodiversité dans l’ensemble des politiques publiques sectorielles, nationales, européennes ou internationales ; mettre en œuvre des plans d’action sectoriels pour les activités ayant le plus fort impact sur la biodiversité ;
  • Assurer le suivi de la biodiversité ; accroître la connaissance scientifique opérationnelle et mettre au point une information publique fiable et transparente.

Les plans d’actions sectoriels 

Pour mettre en ouvre cette stratégie, la France a élaboré des plans d’actions qui constituaient un programme de travail pour les années 2004 à 2010. En effet, chaque plan est piloté par le ministère technique concerné, avec la mise en place d’un comité de pilotage avec l’implication des acteurs économiques, des associations de protection de la nature, de la société civile, des collectivités territoriales et du monde de la recherche. Ces plans d’actions sectoriels ont fait l’objet d’un suivi continu et de rapports annuels, en plus d’un rapport national sur la biodiversité tous les deux ans.

Dix plans d’action ont été mis en oeuvre pour l’agriculture, la coopération international, la mer, l’urbanisme, le patrimoine naturel, la recherche, la forêt, les infrastructures de transport terrestre, le tourisme et pour l’outre-mer.

D’autres plans basés sur des actions concrètes ont complété ce dispositif en faveur de la biodiversité. Voici quelques exemples  :

  • Adoption de pratiques agricoles favorables à la diversité des insectes,
  • Gestion respectueuse des abords de routes,
  • Création de nouvelles aires protégées,
  • Création d’un portail d’information sur la nature et les paysages,
  • Mesures fiscales pour financer la protection de la nature, protection de la biodiversité outre-mer… .

La stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020

La stratégie nationale pour la biodiversité a été révisée en 2010, à l’occasion de l’année internationale de la biodiversité. Les objectifs de la stratégie européenne pour la biodiversité ainsi que le plan stratégique de la Convention pour la Diversité Biologique ont donné une autre dimension à la nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité. Les objectifs d’Aïchi,( lieu ou s’est déroulée la 10ème Conférence des Parties ( COP10) de la convention sur la diversité biologique en 2010, à Nagoya au Japon ), qui ont été approuvés par les 120 ministres présents à Nagoya, viennent confirmer un ou plusieurs objectifs de la stratégie française pour la biodiversité. 

Une ambition commune pour vingt objectifs

La stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020 est composée de six orientations stratégiques divisées en 20 objectifs, couvrant ainsi tous les domaines d’enjeux pour la société. Ces orientations stratégiques ont pour objectif de : 

  1. Susciter l’envie d’agir pour la biodiversité
  2. Préserver le vivant et sa capacité à évoluer
  3. Investir dans un bien commun, le capital écologique
  4. Assurer un usage durable et équitable de la biodiversité
  5. Assurer la cohérence des politiques et l’efficacité de l’action
  6. Développer, partager, valoriser les connaissances

Une élaboration partenariale

Le comité national de révision de la SNB (qui est l’instance de pilotage, de validation, de relais et portage institutionnel ) ainsi que plusieurs instances formelles ( telles que le Comité national du développement durable et du Grenelle de l’environnement et le Conseil économique, social et environnemental) ont été consultés pour enrichir la stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020. La phase d’élaboration a été complétée par les résultats d’une consultation du public sur internet. 

Le dispositif d’adhésion et d’engagement volontaire des acteurs

Tous les acteurs, des différents niveaux territoriaux et dans tous les secteurs d’activités peuvent contribuer volontairement à la SNB 2011-2020. Pour cela, les acteurs doivent signer l’adhésion à la SNB pour faire connaître cette stratégie ( 500 organismes de différents secteurs sont adhérents ). L’engagement volontaire de ces acteurs doit aller au-delà du simple respect de la législation, en se basant sur des actions significatives dans un esprit d’amélioration progressive. Cet engagement peut être soumis à la reconnaissance SNB.

Les acteurs qui désirent concrétiser leur adhésion doivent déposer leur projet d’engagement volontaire sur une plateforme dédiée du site du ministère. Si l’évaluation est positive, le Comité national accorde alors au dossier la reconnaissance SNB.  L’engagement reconnu SNB ne résulte pas en un soutien financier, en revanche, il fait l’objet d’une valorisation et d’une communication nationale et les acteurs concernés peuvent citer la SNB dans toute action de communication sur la biodiversité.

Stratégie Nationale pour la Biodiversité : rencontre avec 5 acteurs engagés.

Les engagements de l’État dans la stratégie nationale pour la biodiversité

Les engagements de l’État concernent essentiellement la protection des espèces et espaces naturels. En complément et dans le cadre se ses compétences, l’État Français s’est engagé à réaliser les actions suivantes : 

 

  1. La restauration de milieux naturels et de continuités écologiques
  2. L’intégration de la biodiversité dans des politiques sectorielles
  3. L’amélioration de la connaissance en matière de biodiversité et innovation
  4. L’usage des sols et action foncière
  5. Redevances, fiscalité et financement
  6. Gouvernance, suivi et moyens de mise en oeuvre

Source : Oree.org 

Redactor

Ecrit par Zied.F

Mis à jour le 15 Oct, 2020

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