Taxer, une solution contre la pollution?

Plus de taxes au volant, moins de morts au tournant ! Tout du moins ceux liés à la pollution de l’air et c’est déjà pas mal! Les solutions pour limiter la pollution sont nombreuses mais souvent difficilement applicables et compliquées à mettre en oeuvre.  La taxe est de plus en plus adoptée par les grandes villes pour préserver les centre-villes, les poumons des citoyens et l’impact environnemental des métropoles.

 

Le lundi 23 Octobre, le maire de Londres, Sadiq Khan, a annoncé la mise en place d’une nouvelle taxe : “la T-Charge”. Pour limiter la toxicité de l’air de la capitale britannique, le jeune maire sanctionne les véhicules immatriculés avant 2006 qui ne respectent pas la norme européenne d’émissions polluantes d’un lourd tribut : à l’entrée de la ville, il leur faudra désormais payer une note de 10 livres (soit environ 11€).

Cette nouvelle directive peut paraître sévère pour certains automobilistes, mais Londres n’est pas la seule à adopter ce type de législation anti-pollution. Parallèlement à ça, Paris, Londres, Barcelone, Quito, Vancouver, Mexico, Copenhague, Seattle, Le Cap, Los Angeles, Auckland et Milan ont annoncé qu’elles s’engageait à faire de leurs métropoles des villes neutres en émission.

Pour cela, il faudra prendre des directives comme celle de Londres et faire de la pédagogie pour que chacun comprenne et intègre l’importance d’une ville où les voitures les plus polluantes n’ont plus leur place. 

Voici quelques exemples d’initiatives existantes, bénéfiques pour la qualité de l’air :

  • Delhi 

Après que l’ambassade américaine a mesuré un taux de pollution bien trop important depuis le toit de son bâtiment, la capitale Indienne a imposé aux camions une taxe proportionnelle à la taille des véhicules, variant de 10 à 20€.  

  • Singapour

La Cité-état asiatique a été la première à mettre en place un péage urbain en 1975. Amélioré avec le temps, il permet aujourd’hui un paiement électronique automatique. En d’autres termes, les conducteurs des véhicules sont automatiquement débités d’un montant dépendant du prix de la demi-heure en cours, un prix déterminé par le degré de la congestion de la zone.

  • Berlin 

En mettant en place une zone de faible émission réservée aux véhicules faiblement polluants (reconnaissables grâce à une vignette verte), la capitale allemande a réussi à diminuer le taux de particules fines de 58%. De plus, les poids lourds ont l’obligation de rester en dehors de la ville et de faire acheminer leurs marchandises par un autre mode moins polluants. La vignette verte pour accéder au centre est en place depuis 2008. La zone de circulation correspond au tracé du trajet du « S-Bahn », le train périphérique de la ville.

  • Milan 

La ville italienne a mis en place en 2008 un péage pour l’entrée de l’hyper centre ville. Il s’applique aux véhicules non-électriques et concerne une zone d’une dizaine de km2. Le bilan est extrêmement positif: le trafic global a diminué de 28%. Milan répond rapidement aux pics de pollution et met tout en place pour éviter que les citoyens étouffent. En 2015, l’accès à la ville a été interdit pendant trois jours à tous les véhicules pour contrer ce pic. 

  • San Francisco 

La ville californienne a appliqué un système de Hot Lignes : des voies réservées à des véhicules transportant 2 personnes au minimum ou à des véhicules ayant payé un péage pour pouvoir les emprunter. Un tel système permet une décongestion des voies donc une diminution de la pollution due aux embouteillages, et il incite aussi les citoyens à emprunter les transports publics et à favoriser le covoiturage. San Francisco est une des villes les plus vertes des Etats-Unis et vise l’objectif 2020 pour ne plus utiliser les incinérateurs ou les décharges. Les déchets organiques deviennent un riche compost. Le recyclage est développé pour les habitants mais également les touristes de passage.  

  • Bogota 

Si la réduction de la pollution ne se fait pas par la mise en place d’une taxe à l’entrée, il faut tout de même souligner les efforts de cette ville souvent décriée. Pour diminuer la pollution de l’air, les autorités ont choisi de taxer l’essence pour dissuader les habitants d’utiliser la voiture.

article

Article écrit par:

calendar

( update 15 janvier, 2018 )