Tempête Harvey : le wake up call pour les USA ?

Tout le monde sait que le réchauffement climatique est une invention des Chinois, comme l’Atlantide et les chaussettes qui disparaissent dans la machine à laver. Si certains affirment que l’homme n’est pas seul responsable du changement climatique, d’autres vont carrément jusqu’à nier son existence ouvertement. Et les glaciers de continuer à fondre tranquillement.

Aux État-Unis où les dégâts causés par la tempête Harvey se comptent désormais en milliards de dollars (140 plus exactement), on a pu observer des colonies de fourmis de feu, des quartiers entiers dévastés, des explosions causées par des peroxydes organiques, des commerçants peu scrupuleux augmenter le prix des produits de première nécessité et le silence de Donald Trump.

Le climato-scepticisme à l’épreuve des éléments naturels

Alors que l’ouragan fait route vers la Louisiane, les experts se concertent. Ce qui est arrivé aurait-il pu être évité ? Ne nous emballons pas : ce n’est (hélas) pas la première fois que l’Amérique est frappée par les forces de la nature. Les catastrophes naturelles d’origine météorologique ne sont pas rares, surtout dans la ceinture tropicale. Si rien n’affirme que le changement climatique favorise les ouragans,  il pourrait par contre les rendre plus destructeurs.

Pourquoi ? À cause du réchauffement des océans. Un constat renouvelé fin 2012, après le passage désastreux de la super-tempête Sandy sur la côte Est des Etats-Unis.

«Pour une raison quelconque, les eaux côtières sont cette année plus chaudes que la normale. Ce qui veut dire davantage de vapeur d’eau dans l’atmosphère. Si nous n’avions pas eu ces eaux chaudes près des côtes, Sandy aurait probablement généré moins de précipitations», affirmait alors le spécialiste des ouragans Kerry Emanuel, du MIT.

Les catastrophes naturelles : quand Tweeter ne suffit plus

Certes, la gestion des catastrophes naturelles est un exercice délicat lorsqu’on a pas l’habitude et qu’on utilise Twitter comme porte-parole officiel de la Maison Blanche. Mais l’annonce de la décision de retrait des USA des accords de Paris à l’ONU 5 jours après le début de l’Ouragan ? Pas vraiment futé. S’il a pu constater “beaucoup d’amour et de bonheur” (sic) dans le centre d’accueil pour sinistrés NRG Center de Houston, le locataire de la Maison Blanche a été beaucoup moins enclin à constater un quelconque dérèglement climatique.

Harvey suffira-t-elle à faire prendre conscience aux climato-sceptiques outre-Atlantiques ? Autre question qui se pose : Trump va-t-il oui ou non faire don d’un million de dollars aux victimes de Harvey ? Les avis sont sceptiques. Vendredi 1er septembre, : la porte-parole de la Maison Blanche s’est montrée incapable de confirmer que l’argent serait bien versé par Donald Trump et non par sa fondation personnelle, affirmant n’avoir « pas eu l’occasion » de poser la question au président.

Notons qu’au vu des relations actuelles qu’il entretient avec son homologue nord-coréen, on peut comprendre que la situation soit un poil tendue et qu’il ait la tête un peu ailleurs (mais quand même).

Il faudra du temps pour remettre le Texas en état, encore plus pour oublier l’impact psychologique et physique que cause un ouragan de cette envergure sur les sinistrés. Mais les experts sont confiants. Là où il y a de quoi s’inquiéter, c’est que la conviction chez certains personnages hauts placés qui semble quant à elle là pour durer… un bon moment.

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