L'éco-prêt à taux zéro

| Bouquet de 2 travaux | Bouquet de 3 travaux | Performance énergétique globale | |
| Montant maximum | 20 000€ | 30 000€ | 30 000€ |
| Durée maximale | 10 ans | 15 ans | 15 ans |
L’éco-prêt complémentaire
Les bénéficiaires peuvent demander un complément dans un délai de 3 ans, dans la limite des 30 000 euros par logement. L’éco prêt complémentaire ne peut être accordé que si le premier a été clôturé.
La démarche
Pour obtenir le prêt, il faut se présenter devant un établissement adapté avec le formulaire éco-PTZ et les pièces justifiant des conditions d’éligibilité. Seules certaines banques offrent la possibilité de contracter un éco-prêt à taux zéro, celles qui ont signé une convention avec l’Etat :- Banque BCP
- Banque Chalus
- Banque Populaire
- BNP Paribas
- Caisse d’Epargne
- CIC
- Crédit Agricole
- Crédit du Nord
- Crédit Foncier
- Crédit Immobilier de France
- Crédit Mutuel
- Domofinance
- KUTXA Banque
- La Banque Postale
- LCL
- MA Banque
- Natixis
- Société Générale
- Société Marseillaise de Crédit
- Solféa
Une fois que le PTZ est obtenu, le propriétaire dispose de 3 ans pour réaliser les travaux prévus.
Depuis 2015, ce n’est plus aux banques mais aux entreprises d’attester de l’éligibilité des travaux. En cas de déclaration erronée de l’entreprise, celle-ci peut se voir infliger une amende égale à 10% du montant des travaux indument déclarés éligibles.
L’entreprise qui réalise les travaux doit donc attester de leur éligibilité et les faire apparaître dans les justificatifs transmis. Les propriétaires doivent par ailleurs faire appel à un professionnel « Reconnu garant de l’environnement » (RGE) depuis 2014, et depuis 2015 pour l’outre-mer. Il est important de vérifier que l’artisan est véritablement qualifié RGE, d’abord pour éviter que les travaux soient mal réalisés, ensuite pour éviter de faire face à un redressement fiscal si l’Etat découvre la fraude.Les conditions d’éligibilité
L’éco prêt à taux zéro (PTZ) a été mis en place avec l’article 99 de la loi de finances pour 2009. Il s’adresse aux propriétaires de logements antérieurs à 1990 utilisés comme résidence principale, qu’il s’agisse d’un occupant ou d’un bailleur. [main]Les deux moyens de bénéficier de l’éco-prêt sont d’améliorer la performance énergétique de son domicile, ou de réaliser 2 ou 3 bouquets de travaux selon certaines conditions. Pour un seul, l’éco PTZ ne sera pas accessible.[/main] Les logements éligibles sont ceux construits avant 1990, ou ceux anciens de 15 ans et bénéficiant du programme « Habiter mieux » de l’Anah. Il doit s’agir d’une résidence principale, pour le propriétaire ou le locataire. Pour les travaux réalisés sur les parties communes, les syndicats de copropriété peuvent en bénéficier. Les travaux doivent être réalisés par un professionnel qualifié RGE, sauf pour les travaux d’assainissement non-collectifs.Les types de travaux
L’éco PTZ permet de financer :- La fourniture et la pose de nouveaux ouvrages (sous réserve que l’équipement ou le matériau réponde aux conditions techniques d’éligibilité)
- Les travaux induits indissociablement liées (reprise d’électricité, installation d’un système de ventilation, etc.)
- Les frais de maîtrise d’œuvre (architecte, bureau d’études…)
- Les frais d’assurance maître d’ouvrage
- Isolation performante de la toiture
- Isolation performante des murs donnant sur l’extérieur
- Isolation performante des fenêtre et portes donnant sur l’extérieur
- Installation ou remplacement d’un chauffage ou d’une production d’eau chaude sanitaire
- Installation d’un chauffage utilisant des énergies renouvelables
- Installation d’une production d’eau chaude sanitaire utilisant des énergies renouvelables
- L’isolation thermique des toitures, des portes et parois vitrées, des murs
- L’installation, le remplacement ou la régulation des systèmes de chauffage
- L’installation de systèmes de production d’eau chaude sanitaire alimentés par des énergies renouvelables
- La réhabilitation des systèmes d’assainissement non-collectifs au moyen d’équipements non-consommateurs d’énergie
- Toute opération permettant d’atteindre les normes de performance énergétique requises pour le logement selon le résultat de l’étude thermique
- Jusqu’à moins de 150 kWhEP/m²/an si le logement consommait plus de 180 kWhEP/m²/an avant les travaux
- Jusqu’à moins de 80 kWhEP/m²/an si le logement consommait moins de 180 kWhEP/m²/an avant les travaux