Trains : le futur se veut innovant et économe

Aujourd’hui, le train est le moyen de transport le plus utilisé après l’avion*. Il permet chaque année de transporter à travers le monde des millions de passagers et des milliers de tonnes de marchandises. Quelle est la consommation d’un train classique et existe-t-il des alternatives plus économes ?

La consommation énergétique des trains classiques

Plusieurs types de trains circulent actuellement sur les voies et les chiffres de la consommation énergétique sont donc différents selon le modèle. Pour obtenir une fourchette de consommation, il faut prendre en compte la puissance maximale des motrices d’une rame, la capacité de personnes qu’il peut contenir et le taux d’occupation moyen du train. Pour un train classique, on peut donc considérer qu’il consomme entre 60 et 100 Wh pour 1 km parcouru par passager.

Le train est bien moins énergivore que les autres moyens de transport en commun. A titre de comparaison, le bus consomme entre 80 et 400 Wh pour 1 km parcouru par passager et l’avion entre 360 et 450 Wh.

En France, la répartition du trafic quotidien selon les catégories de lignes ce fait comme suit pour l’année 2017 :

  • 7000 TER (transport express régional)
  • 1070 TGV (trains à grande vitesse), Thalys et Eurostar
  • 5000 transiliens en Île-de-France
  • 800 trains de fret
  • 350 intercités

La SNCF fait donc circuler environ 15 000 trains par an sur l’ensemble du territoire, convoyant plus de 5 millions de personnes. Par conséquent, même si l’impact sur l’environnement est moins important pour le train que pour les autres modes de transports, il est toutefois nécessaire de chercher à diminuer sa consommation énergétique. C’est ce que plusieurs personnes ont entrepris à travers le monde.

Le saviez-vous ?

En France, il y a un départ de train toutes les 6 secondes soit 10 trains par minute.

Les trains futuristes

C’est en Suède que des étudiants ont imaginé un train capable de consommer moins d’1 watt par personne, soit 10 fois moins que les trains actuels. Avec cette invention économe, ils espèrent bien révolutionner le secteur ferroviaire. Leur défi était de faire circuler un train d’une capacité de six personnes sur une distance de 3,2 kilomètres, le tout en dépensant le moins d’énergie possible. C’est ainsi que l’Eximus III est né, un wagon au design original ressemblant à une fusée. Leur technologie leur a permis de battre le record du monde. En effet, ils ont enregistré une performance de 0,63 watt par personne. Pour ce faire, ils ont dû optimiser le wagon au maximum. Il est réalisé en fibre de carbone, particulièrement légère, et se compose d’un habitacle minimaliste en plastique extrêmement fin. L’aérodynamisme de l’engin lui permet d’être propulsé en utilisant son moteur que quelques secondes. Les étudiants suédois à l’origine de cette innovation espèrent qu’elle servira de modèle pour les entreprises du secteur.

En Chine, c’est un train autonome, sans chauffeur ni rail, qui a été testé. Circulant sur des pneus, sur le même principe que le métro parisien, il lui suffit de suivre les lignes tracées au sol pour garder la bonne direction. En effet, les rails sont remplacés par des chemins balisés composés de lignes en pointillés directement peintes sur la route. Ce sont des capteurs installés sur le train qui repèrent les signaux. Ce dispositif permettrait de réduire le coût d’installation des trains. Il peut circuler comme un bus et à une vitesse de 70 km/h cependant, sa capacité de transport s’élève jusqu’à 300 personnes. Un chiffre conséquent qui permettrait de réduire le trafic routier et la pollution, ainsi que de rentabiliser le déplacement au niveau énergétique. Ce transport propre est très peu coûteux, les inventeurs disent même qu’il n’a aucun impact sur l’environnement.

Aussi, la SNCF a pour objectif d’automatiser ses trains. Elle souhaite d’abord réaliser un test sur un TER dès 2019. Le train sera télécommandé et fonctionnera dans un premier temps sur de courtes distances comme lors de l’absence d’un conducteur ou d’un retour au centre de dépôt. Pour que ce soit possible, une caméra sera installée sur la locomotive et des capteurs seront disposés sur l’ensemble du train afin qu’un agent puisse le guider à distance. En 2022, le prolongement de la ligne E du RER dans le nord de Paris sera semi-automatique. L’automatisation des trains permettrait à la SNCF de réguler son réseau plus facilement en augmentant le nombre de trains sur une ligne, en étant plus ponctuelle et en diminuant les accidents. La SNCF réfléchit aussi à utiliser l’énergie de freinage des trains pour faire des économies. Des systèmes de stockage seraient présents à bord des trains ou le long des voies pour la stocker. Ainsi, l’électricité pourra être ré-utilisée pour alimenter les installations électriques de la station (éclairage, escalators, etc.).

 

*Source : Le Parisien

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