Économies d’énergie : les Français appelés à réduire leur consommation

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Face à l’augmentation des tensions géopolitiques et l’instabilité des marchés énergétiques, l’Europe se trouve en situation critique concernant son approvisionnement en gaz naturel. Historiquement dépendante du gaz russe, qui représentait près de la moitié de ses importations en 2021, l’Union européenne est maintenant poussée vers une réorganisation de sa stratégie énergétique. Zoom sur les projets d’économies d’énergies en 2024.

L’Europe et sa dépendance au gaz russe

En réponse à la guerre de Moscou en Ukraine et aux doutes concernant l’approvisionnement de gaz, la Commission européenne a lancé en mai 2022 le plan REPowerEU.

Ce dispositif a pour but d’éliminer la dépendance de l’Europe aux énergies fossiles russes d’ici 2027 en encourageant les Français à réaliser des économies d’énergie.

Le plan s’articule autour de trois axes principaux :

  • La diversification des sources d’approvisionnement,
  • La réduction de la consommation d’énergie,
  • L’investissement accru dans les énergies renouvelables.

Le point de vue de Laurence Poirier-Dietz, directrice générale de GRDF

Laurence Poirier-Dietz, la directrice générale de GRDF (le gestionnaire du réseau de distribution de gaz) s’est exprimée le 29 mars 2023. Selon elle, plusieurs mesures pourraient être prises à l’échelle individuelle : « il y a des gestes assez simples qui ont de l’efficacité rapidement ».

  • Baisser la température des chauffages,
  • Préférer les douches aux bains,
  • Utiliser de l’eau chaude seulement en cas de nécessité…
GRDF projette également que la France pourrait atteindre un taux de 20% de biogaz d’ici 2030, surpassant l’objectif officiel qui est actuellement fixé à 10%.

Réactions politiques et alternatives envisageables

Quelles sont les réponses politiques et les alternatives envisagées pour répondre à la crise énergétique actuelle et réaliser des économies d’énergie ?

Face à l’urgence de diversifier les sources d’énergie et de réduire la dépendance aux importations de gaz russe, les décideurs politiques et les experts proposent une série de stratégies potentielles.

Diversification énergétique et retour du charbon ?

La guerre russe en Ukraine soulève des questions cruciales : renforcera-t-elle la transition écologique ou la ralentira-t-elle plutôt ? Cette préoccupation est justifiée, étant donné que certaines des solutions envisagées pour pallier la réduction des importations de gaz et de pétrole russes s’éloignent notablement des principes écologiques.

C’est le cas de la solution proposée par Thierry Breton, commissaire Européen chargé du marché intérieur, “Le compte n’y est pas encore et cela ne suffira sûrement pas. Si l’on veut faire plus, alors toutes les options doivent être considérées. Il nous faut préparer et discuter un scénario zéro hydrocarbure russe”.

Ainsi, l’Union européenne, sous l’impulsion de Frans Timmermans, vice-président de la Commission, considère ouvertement le recours au charbon, malgré son statut de source d’électricité la plus polluante. En effet, les économies d’énergie des Français ne pourraient pas entièrement combler la part de gaz russe perdue.

Cette réorientation vers le charbon et la réactivation de centrales nucléaires sont confirmées par Thierry Breton, comme alternatives au gaz russe.

Les importations de GNL

Bon à savoir

Le GNL, ou gaz naturel liquéfié, est du gaz naturel qui a été refroidi à environ -162°C pour le transformer en liquide. Cette liquéfaction réduit considérablement son volume, facilitant ainsi son stockage et son transport, notamment par navire, sur de longues distances sans nécessiter de pipelines.

Depuis la crise gazière de 2009, la Commission européenne mise sur le gaz naturel liquéfié (GNL) pour diminuer la dépendance énergétique de l’Europe et renforcer la sécurité d’approvisionnement.

En février 2016, elle a dévoilé une stratégie pour le GNL et le stockage de gaz, résultant en une connexion à un terminal de GNL pour toutes les régions d’Europe continentale. Plus de 20 terminaux existent déjà en Europe, y compris quatre en France, et de nouveaux, comme ceux à Chypre et à Alexandroúpolis en Grèce, ont été ajoutés pour 2023.

En 2022, la décision de la commission était d’accroître les importations de GNL a donc été prise. Il a d’abord été question de demander ces importations aux pays suivant :

  • États-Unis,
  • Pays d’Amérique latine,
  • Australie,
  • Qatar.

À la fin de l’année 2022, cet objectif a donc été parfaitement atteint. En effet, par rapport à 2021, les importations européennes de gaz naturel liquéfié ont augmenté de 60% en 2022 avec comme 1er fournisseur, les États-Unis.

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Renforcement du mix énergétique français

Accroissement des énergies renouvelables

Aujourd’hui encore très médiatisé, le sujet des énergies renouvelables est également au cœur de la polémique. La volonté de passer à des sources d’énergies plus vertes est plus forte que jamais, notamment depuis les derniers rapports du GIEC(Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). En effet, les clients sont, eux aussi, à la recherche de contrat d’énergies vertes.

Dans ce contexte, L’UE persiste donc dans ses efforts pour diversifier ses sources d’énergie, planifiant d’importants investissements dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique en faveur des économies d’énergie.

Dans le cadre de sa transition écologique, la Commission européenne souhaite augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique à 38%, 40% d’ici 2030.

Cet engagement financier majeur est renforcé par le plan de relance européen qui alloue 53 milliards d’euros à la transition climatique.

Le “Green Deal”, visant à atteindre la neutralité carbone en Europe, recommande également une accélération de la rénovation thermique des bâtiments.

Importance accrue du nucléaire

L’énergie nucléaire représente 10% de la production électrique mondiale, avec 422 réacteurs répartis dans 32 pays. Les États-Unis détiennent le record du nombre de réacteurs, avec 92 installations, tandis que la France et la Chine en comptent chacune 56, suivies par la Russie avec 37 réacteurs.

Comme ses voisins Européens, la France compte bien sortir du nucléaire, mais là encore cela s’avère compliqué. Bien que le recours aux centrales nucléaires a énormément diminué depuis une dizaine d’années, Jean-François Carenco, président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), explique que tout doit être mis en œuvre pour faire des économies d’énergie. “Tous les freins liés à l’urbanisme, à la concurrence ou à l’environnement doivent s’effacer devant l’urgence”.

C'est quoi la CRE ?

La CRE (Commission de Régulation de l’Énergie), est un organisme public indépendant. Qui a pour mission de veiller au bon fonctionnement des marchés de l’électricité et du gaz en France.

 

Elle assure la régulation, le contrôle et, si nécessaire, sanctionne pour garantir la transparence et l’efficacité de ces marchés, favorisant ainsi une concurrence saine et la protection des intérêts des consommateurs. La CRE contribue également à la mise en œuvre des politiques publiques dans le secteur de l’énergie.

Les réserves de gaz et la préparation pour l’hiver

Malgré tout les efforts déployés, la préservation des réserves de gaz doit être assurée pour les hivers à venir !

Ainsi, les vingt-sept pays membres de l’Union européenne ont adopté en juin 2022 une législation qui stipule que les réserves de gaz doivent être remplies à 90 % de leur capacité avant le 1er novembre de chaque année.

Très coûteuse, cette démarche permettrait aux Français d’éviter les coupures de courant. « Aux cours actuels, le remplissage des stockages français à hauteur d’une centaine de térawattheures pourrait coûter de l’ordre de 10 milliards d’euros », précise la CRE.

Bien que le marché gazier propose de nombreuses améliorations, il demeure sujet à des fluctuations imprévisibles. Les réserves de gaz en Europe, bien qu’atteignant leur capacité maximale de plus de 1 100 térawattheures (TWh), seraient insuffisantes pour couvrir une demande telle que celle de 2022, qui s’élevait à près de 4 000 TWh. Cette consommation représente une baisse de 17 % par rapport aux années précédentes, due aux prix du gaz et aux initiatives d’économie d’énergie.

Mis à jour le 5 Juin, 2024

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