La GreenTech verte, la fusion du numérique et de la transition écologique

La GreenTech verte a été lancée en 2016 sous l’égide du ministère de l’environnement alors dirigé par Ségolène Royal. L’idée est simple: faire se rencontrer la transition écologique et la révolution numérique. Le gouvernement a déployé de nombreuses infrastructures pour appuyer des entreprises porteuses de projet dans le domaine de la transition écologique. La GreenTech verte regroupe plusieurs éléments: un incubateur, des appels à projets, un concours de création de start-up, des hackathons et s’appuie sur le principe de partage des données très répandu dans le domaine de l’écologie.

Pourquoi un tel projet?

Les informations liées au réchauffement climatique, à l’aggravation constante de la situation, à l’impossibilité d’obtenir des réponses politiques réellement et totalement à la hauteur de l’enjeu ne cessent de nous parvenir jour après jour. De même, nous apprenons que la société civile se sent de plus en plus impliquée et cherche à adapter ses comportements. Tout ceci révèle la nécessité de créer des liens, plus forts encore, entre le monde politique et la société civile sur le thème de la transition énergétique.

Il est apparu tout à fait naturel au ministère de l’environnement de tenter d’associer le monde du numérique, en constante expansion depuis des années, et ayant entraîné des bouleversements dans nos rythmes de vie, avec les enjeux écologiques du XXI siècle.

Le ministère de l’environnement, sous la direction de Mme Royal, a donc mis au jour la GreenTech verte. L’enjeu est d’identifier des acteurs novateurs et répondant aux enjeux de notre temps et de leur apporter un soutien conséquent pour qu’ils puissent se développer.

Comment se compose le projet?

L’incubateur, axe central du projet

Il a été inauguré le 8 septembre 2016 par Ségolène Royal alors ministre de l’environnement. Situé au cœur de la pépinière d’entreprise présente à la Cité Descartes, cet incubateur a pour vocation de jouer un rôle moteur dans la transition écologique. Il s’appuie sur l’innovation liée au monde du numérique et sur l’évolution globale de la société où de nouveaux modes de vie ainsi que de nouvelles aspirations voient le jour.

L’incubateur propose un accompagnement non seulement financier mais également en termes de formation (coaching, organisation de meetings avec des investisseurs, …) et d’expertise scientifique. En effet, cet incubateur se situe à proximité d’un gros pôle de recherche parisien (École nationale des sciences géographiques, École de l’innovation technologique de Paris, ou encore l’école d’architecture de la ville et des territoires).

Cet incubateur est nourri par les recrues issues du concours de création d’entreprises mais également des différents hackathons et appels à projet lancés par la GreenTech.

Les appels à projet des jeunes pousses

Le Gouvernement lance des appels à projet auxquels ne peuvent répondre que de jeunes entreprises. L’enjeu de ces appels est de donner des réponses pour améliorer l’empreinte écologique notamment dans le monde de l’industrie. Ces projets représentent souvent de gros potentiels d’emplois.

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Deux appels à projet ont déjà été lancés et ont été des succès. Le premier a recueilli 120 candidatures et 37 projets ont été sélectionnés. Quant au second appel, 130 projets ont été déposés et 51 ont été sélectionnés. Les projets sélectionnés profitent d’un soutien financier, scientifique et d’un soutien en termes de formation personnelle.

A titre d’exemple l’un des lauréat du premier appel à projet est Astre. L’idée soutenue par cette entreprise était de permettre aux détenteurs de panneaux solaires sur une résidence de bénéficier de l’excédent d’énergie créé sur un autre lieu. Cela représente un avantage considérable pour les particuliers et peut pousser d’autres personnes à installer et utiliser de l’énergie verte.

L’attention se porte le plus souvent sur les projets incluant le numérique ou permettant d’augmenter le pouvoir d’achat de la population. Ces critères ne sont évidemment pas exclusifs. Chaque appel à projet comporte des  attentes spécifiques et l’ensemble des informations sont transmises dans des cahiers des charges.

Les Hackathons

Les hackathons réalisés sous l’égide de la GreenTech convient des développeurs pour qu’ils identifient et résolvent des problèmes liés au numérique, à l’énergie ou encore au développement durable présents dans les différents ministères. Chaque hackathon est précédé par une journée de présentation qui résume l’ensemble de la situation. Cette présentation est globale et ouverte au public. Même sans aucune volonté d’y participer et, si le sujet vous intéresse, vous pouvez donc y assister. Vient ensuite le hackathon, en lui-même, qui se déroule sur plusieurs jours et au cours duquel plusieurs équipes se font concurrence.

Tout comme les appels à projet, quatre hackathons ont déjà eu lieu: #CompteurConnect, #Hackbiodiv, #HackRisques et #HackUrba. Pour chaque Hackathons trois lauréats sont désignés. La liste est disponible sur le site du ministère.

Le saviez-vous ?

Le terme hackathon est apparu en juin 1999 et a été créé indépendamment par l’équipe de développeurs d’OpenBSD et l’équipe marketing du Sun.

Le projet de création de start-up

Jusqu’alors deux projets ont déjà été sélectionnés et intégrés à l’incubateur. Ils ont été sélectionnés via l’appel à projet « GreenTech Verte écoles« . Cet appel d’offre avait pour but de chercher des idées là où elles naissent et de permettre aux étudiants de se confronter à de nouvelles problématiques. Les lauréats bénéficient d’un soutien d’une durée de 9 mois qui assure un temps adéquat pour le développement des projets. En intégrant l’incubateur, les lauréats bénéficient de l’ensemble des avantages que nous avons déjà cités: soutien financier, personnel et scientifique.

L’ouverture des données

L’ouverture des données est l’une des bases de la politique du gouvernement en ce qui concerne l’énergie, le climat et la géographie. L’idée sous-jacente est de laisser en libre accès ces données pour que l’ensemble des acteurs puissent réfléchir à ces problématique. Cela découle également de la volonté de mener une politique de transparence. Ainsi, des centaines de téraoctets de données produites par le ministère sont disponibles sur la toile. Cet ensemble de données est géré par un superviseur général des données.

 

En conclusion

La préservation de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique  ne sont pas uniquement des sujets d’états, il en va de la responsabilité de chacun. Certains fournisseurs d’énergie comme Direct Energie, proposent des contrats d’énergie vert, pensez-y lors de la mise en service de l’électricité en contactant ErDF lors de vos futurs emménagements.

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