De la Cop 21 à la Cop 23 : informations et futurs

De plus en plus d’Etats prennent conscience des problèmes écologiques. Cette première convention sur l’état de notre planète a réuni plus de 200 pays afin de discuter des améliorations qui peuvent être faites dans ce sens.

Cop 21 : qu’est ce que c’est ?

Tout d’abord, que signifie Cop? Ce terme signifie Conférences des Parties. Elle est organisée par les Nations unies. En effet, ce sont les ONU qui sont à l’origine première de cet accord.

Tout d’abord, la désignation du pays qui a pu organiser cette convention a été faite en novembre 2013. De plus, lors de la Cop 20, qui s’est déroulé en décembre 2014 à Lima, 196 Etats ont décidé d’un pré-projet qui a été défendu et est devenu la base de ce qu’il s’est déroulé lors de la Cop 21.

C’est en 2015 que cette convention a eu lieu. Depuis, tous les ans, les pays se réunissent afin de changer et améliorer les accords pris selon l’évolution de l’état de la planète.

Comme dit précédemment, 195 pays dont la France, la Chine ou l’Algérie se sont réunis pour discuter de l’écologie dont le climat principalement et des mesures qu’ils doivent prendre. Cette réunion a permis d’arriver à un accord entre tous les pays sur les mesures à prendre quant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais pas seulement, les chefs d’Etat et gouvernements ont discuté d’un système de transparence des bilans carbone, un renforcement des capacités de certains pays à améliorer leurs efforts face au climat et à ces impacts, et soutenir ceux qui ont des difficultés financières à les prendre.

Afin que cet accord soit en vigueur, ce sont 55 pays comptabilisant au moins 55% des émissions qui doivent le ratifier.

L’accord retenu est considéré comme équilibré afin de réussir à réduire, dans un premier temps, les émissions de gaz à effet de serre mais, également, à limiter l’augmentation de 2 degrés du réchauffement climatique.

Lors des négociations pour ce premier accord universel sur le climat, il a été tenu compte des différences entre chaque pays. En effet, certains pays peuvent avoir plus de difficultés que d’autres en ce qui concerne leurs capacités à diminuer et aussi vis-à-vis de leur responsabilité par rapport au réchauffement climatique.

Cop 23 : suite et déroulement

La Cop 21 a permis le démarrage d’un changement pour l’écologie en étant la première convention étatique pour le climat. La Cop 23, suite de l’accord de Paris.
La première initiative est à l’égard des femmes, surtout après l’affaire Weinstein qui a bousculé le monde cinématographique (mais pas que). En effet, un plan d’action a été créé et signé pour l’égalité des sexes.

De plus, la Norvège a décidé d’arrêter progressivement son investissement dans les énergies fossiles. Dans le même sens, une Alliance pour arrêter l’utilisation du charbon a été créée grâce au Canada et le Royaume-Uni et qui a été suivie par la France et les Iles Fidji (des pays utilisant peu le charbon).
Autre point intéressant concerne les USA. Ce pays a, tout de même, pris part aux négociations même avec les déclarations de l’actuel président des Etats-Unis, Donald Trump. Il va continuer à considérer l’innovation et les énergies propres comme importantes. 

Enfin, de petites avancées ont pu être remarquées. La première est la création après de multiples négociations d’un groupe sur la sécurité alimentaire qui va permettre de réfléchir sur le système actuel de l’industrie alimentaire qui est dévastateur pour notre éco-système. La seconde est la création d’une plateforme de connaissances développées par les peuples autochtones. En effet, ces peuples voient leurs terres menacées par l’industrie occidentale (déforestation, etc…) et le changement climatique.

Certains problèmes subsistent comme la sortie de l’accord de Paris par les USA et leur manque de leadership qui n’a pas été compensé par un autre pays. Par exemple, la Chine ne pourra pas reprendre le flambeau en bloquant certains points d’action des différents accords pris comme ceux de Paris ou Kyoto.

De plus, un manque de financement a été adapté pour l’adaptation et la baisse du changement climatique pour certains pays considérés comme vulnérables. En effet, ces pays n’ont pas eu un rôle majeur dans le changement climatique mondial à la différence des pays historiquement développés. Un des points acceptés auparavant était une enveloppe de 100 milliards pour aider différents pays dans leur transition environnementale. Cette enveloppe est en train d’avancer pour être normalement prête d’ici 2020 mais le montant est loin de ce qui est promis.

Que faire à l’échelle d’un individu ?

Les grandes conventions aident à fixer un cadre légale mondial permettant d’encadrer notre consommation et notre production d’énergie. Cependant il est également du devoir de chacun de prendre ses responsabilités. En effet, à chaque instant de sa vie, un particulier peut, par ses choix, favoriser un futur énergétique plutôt qu’un autre. Cela peut se dérouler lors de son déménagement par exemple, au moment de son ouverture de compteur ou lors du choix de son futur abonnement en électricité. A ce moment très précis, chaque individu est ainsi amené à préférer un contrat qui peut l’amener à réduire sa consommation d’énergie ou à favoriser un fournisseur d’électricité verte.

De plus, ce sont des petits gestes anodins et quotidiens qui permettent un changement. Un exemple de plus en plus d’actualité est le plogging. Ce terme anglo-saxon désigne le fait de faire un jogging tout en ramassant des déchets que chacun peut trouver lors de sa course. C’est aussi en recyclant, faisant du compost ou simplement en prenant des douches au lieu de bains qu’il est possible d’avoir un impact. Ces petites choses sont intéressantes d’un point de vue écologique mais aussi économiques. Dans ce sens, il est possible de prendre plutôt des transports en commun, un vélo ou marcher plutôt que d’utiliser une voiture (ou alors faire du covoiturage).

En conclusion, il sera intéressant de voir ce que la Cop 24 qui se déroulera à Katowice en Pologne  du 3 décembre au 14 décembre 2018 va permettre de changer dans les habitudes des pays et surtout de la prise de conscience qui pourra continuer à grandir dans les esprits des différentes populations et pays.

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