EDF visé par une plainte pour « négligences environnementales »

Résumé : L’ONG « Sortir du nucléaire » a annoncé avoir déposé une plainte à l’encontre d’EDF pour des faits de négligences environnementale. En cause, les agissements d’EDF au niveau du site nucléaire de Flamanville dans la Manche.

EDF mis en cause pour 36 infractions

Dans un communiqué publié le mardi 25 août 2020, le réseau « Sortir du nucléaire » a annoncé avoir porté plainte contre le géant français de l’énergie EDF pour de multiples manquements à la protection de l’environnement sur le site nucléaire, déjà fortement controversé, de Flamanville dans le département de la Manche.

En effet, l’ONG accuse EDF d’avoir commis 36 infractions qui sont « susceptibles d’entraîner des pollutions graves et de mettre en danger les personnes intervenant sur le site », précise le communiqué.

En effet, « Sortir du nucléaire » s’appuie sur un rapport de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) qui faisant mention, en juillet 2019, de la volonté d’EDF de « dépoter ensemble des substances chimiques (acide sulfurique, soude, eau de Javel, chlorure ferrique…) dont le mélange accidentel est reconnu comme dangereux, avec le risque de formation d’un nuage toxique de dichlore ».

En se basant sur ce rapport, l’ONG estime que le groupe énergétique français est coupable de graves négligences dans la gestion de substances dangereuses et toxiques. Une plainte a donc été déposée pour des infractions à la réglementation nucléaire et environnementale.

Pour aller plus loin sur ce sujet, vous pouvez consulter cet article.

Un site nucléaire sous le feu des critiques

Ce n’est pas la première fois qu’EDF fait parler de lui concernant le site nucléaire de Flamanville. En effet, beaucoup considèrent que la construction de réacteur EPR est un véritable fiasco, en raison de trop nombreux retards.

Si tout s’était déroulé comme prévu, le réacteur nucléaire de troisième génération aurait dû entrer en service en 2012, pour un coût avoisinant les 3,5 milliards d’euros. Mais voilà, après de nombreuses difficultés, le chantier n’est toujours pas terminé et son prix approche désormais les 12 milliards d’euros.

Au mois de mars 2020, le gouvernement prolongé le délai maximal de mise en service du réacteur jusqu’en 2024, soit 17 ans après la promulgation du décret d’origine.

Redactor

Ecrit par Maxime

Mis à jour le 11 Sep, 2020