Loi Climat : vers la suppression de certaines lignes aériennes !

13/04/21 L’Assemblée nationale a voté samedi dernier la suppression de certaines lignes aériennes intérieures. Une ligne sera fermée si le même trajet peut se faire en train et en moins de 2h30.

Le train comme alternative

Dans le cadre de la Loi Climat, les députés ont voté en première lecture la suppression de certaines lignes aériennes intérieures s’il existe une alternative en train et en moins de 2h30.

L’objectif de cette mesure est de réduire les trajets en avion qui sont très polluants et de favoriser l’utilisation du train à grande vitesse. Ainsi, les liaisons entre les aéroports de Paris à destination de Nantes, Bordeaux ou encore Lyon sont concernées.

Des exceptions seront faites pour les trajets en correspondance.

Alors que la convention citoyenne pour le climat demandait une suppression des liaisons intérieures en cas d’alternative de moins de 4h, c’est finalement le seuil de 2h30 qui a été retenu. En effet, un seuil de 4h aurait entraîné des disparités entre les territoires. Selon Jean-Baptiste Djebbari, le ministre délégué aux Transports, un seuil de 4h viendrait « assécher des territoires souvent enclavés comme le grand Massif central. Ce serait inique sur le plan de l’équité des territoires ».

Une mesure qui fait débat

Cependant, malgré le vote à l’Assemblée nationale, les députés sont encore très partagés sur cette mesure. En effet, pour les députés écologistes, le seuil de 2h30 n’est pas suffisant pour que la France atteigne ses objectifs en matière de transition écologique. « Si l’on retenait la limite de quatre heures au lieu de deux et demie, on ferait baisser ces émissions de 33%, ce qui aiderait la France à réaliser son ambition climatique et à respecter ses engagements internationaux, sans empêcher les gens de se déplacer » explique une députée.

À l’inverse, d’autres députés considèrent que le seuil des 2h30 est d’ors et déjà trop élevé. « Le secteur aéronautique doit évidemment se moderniser et se verdir. Cela étant, il ne faut pas que cette mutation se fasse au détriment des millions de salariés que cette industrie fait vivre, à plus forte raison parce que le contexte actuel de crise sanitaire n’est pas habituel » dénonce un député du Parti Socialiste.

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Redactor

Ecrit par Maxime

Mis à jour le 13 Avr, 2021