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Baignade de la Villette : quel bilan ?

Rendre les eaux parisiennes baignables était un des objectifs affichés par Anne Hidalgo et son adjointe Célia Blauel, chargée du développement durable, du climat, de l’eau et des canaux. En offrant aux parisiens la possibilité de nager dans le bassin de la Villette dans le cadre de Paris Plages un grand cap a été franchi, mais la mairie veut aller encore plus loin. Pour les JO qui se tiendront à Paris en 2024, l’ambition des acteurs de la ville est d’organiser dans la Seine les épreuves du 10 km nage libre ainsi que celle de natation du triathlon.

Paris Plages a encore connu un grand succès cette année

L’heure de faire le bilan de ce premier été parisien les pieds dans l’eau approche : la baignade fermera ses porte le 10 Septembre. Pour cette première édition, 3 bassins étaient mis à disposition des baigneurs : la première piscine, d’une profondeur de 40 centimètres, était réservée aux enfants accompagnés. Le second bassin était doté d’une profondeur de 120 centimètres, et le troisième avait une profondeur de 2 mètres pour permettre plongeons et sauts en tout genre. L’eau qui les alimente provient du canal de l’Ourcq et de la Marne, et elle n’est soumise à aucun traitement chimique, contrairement aux piscines traditionnelles traitées au chlore ou au sel. Ces espaces de baignade étaient ouverts tous les jours de 11h à 21h et la file d’attente n’a pas désempli durant tout l’été. Par jour, le site pouvait accueillir au maximum 1000 visiteurs, et seulement 300 personnes en même temps dans l’eau.

La peur des risques sanitaires n’a visiblement pas freiné les parisiens. Il faut dire que la Mairie de Paris a su relever le défit : pour assurer une baignade 100% sécurisée, il faut surveiller de nombreux indicateurs : acidité de l’eau, température, et surtout taux de bactéries présentes dans l’eau. Les bactéries dont la présence est en permanence contrôlée sont les bactéries d’origine fécale car elles peuvent causer des maladies gastriques graves. Pour cela, la Mairie de Paris a collaboré avec 2 organismes : l’Agence de Santé Régionale (ARS) d’Ile de France, chargée de contrôler l’eau de manière hebdomadaire et l’opérateur public Eau de Paris. Ainsi, toutes les trois heures, des analyses été réalisées grâce à neuf capteurs présents en amont des piscines (rendant possible une anticipation de 12 heures sur une potentielle contamination), et trois autres capteurs sont positionnés dans chaque bassin . Plusieurs fois, le bassin a d’ailleurs dû fermer ses portes pour assurer la sécurité des baigneurs : le 24 juillet par exemple, après la détection d’un taux trop élevé en entérocoques, une bactérie infectieuse, la baignade avait dû être interdite.

 

Outre les retours de certains baigneurs déçus de voir des algues dans l’eau, cette première expérience de piscine naturelle en plein coeur de la ville semble avoir rencontré un franc succès. Protégées par des filets filtrants les déchets, les piscines étaient propres et inodores, pour le plus grand bonheur de tout le monde. Poufs et transats permettent aux plus frileux de lézarder au soleil, et les douches et cabines rendent l’instant particulièrement agréable.

Le lac de Deaumesnil, situé au coeur du parc de Vincennes

Prochaine étape : l’ouverture prévue pour 2019 du lac de Daumesnil, un espace en plein coeur du Parc de Vincennes, dont la capacité pourrait être deux fois supérieure à celle du bassin de la Villette.  

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calendar 6 septembre, 2017

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