Retour sur une année chargée pour Brune Poirson

Résumé: Le grand débat national est actuellement au cœur de l’actualité. Ce débat à pour but de laisser chacun prendre la parole et s’exprimer sur les sujets suivants : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’État et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Ce mouvement exceptionnel est la volonté d’Emmanuel Macron, d’entendre les revendications et besoins de chacun. Mais il n’est pas le seul à vouloir connaître le point de vue des Français, Brune Poirson s’interroge également quant aux envies et attentes des citoyens français, sur le sujet de la transition écologique. Mais qui est Brune Poirson ?

Découvrons le profil de Bruno Poirson, secrétaire d’État et ministre de la Transition écologique et solidaire et revenons sur son année 2018.

Un parcours tourné vers l’écologie et la politique

Brune Poirson est l’une des figures montantes du parti La République en Marche. Âgée de seulement 36 ans, avec une notoriété toute juste naissante. Pourtant depuis 2017, elle se trouve de plus en plus souvent sur le devant de la scène politique, affirmant son point de vue et sa volonté de faire bouger les lignes. D’ailleurs certaines probabilités circulent, émettant l’idée qu’elle soit la tête de liste des Républicains en Marche pour les élections Européennes de 2019.

Brune Poirson est née le 1 septembre 1982 à Washington, aux États-Unis et revient vivre en France dès son enfance, dans le Vaucluse. Pour ce qui est des études, elle réalise une brillante scolarité, très vite orientée vers la politique.

  1. IEP, institut d’études politiques (Aix-en-Provence)
  2. London School of Economics
  3. Harvard Kennedy School Government (Cambridge, Etats-Unis)

Après sa scolarité et une fois diplômée, en 2008 elle devient chargée de mission au Nation Endowment for Science, Technology and the Arts (ce qui correspond à la fondation pour l’innovation britannique) à Londres. En 2009, elle quitte l’Angleterre pour partir en Inde où elle réalisera une mission humanitaire en tant que chef de projet à l’agence française du développement (AFD) jusqu’en 2011. À la suite de cette mission, elle devient directrice du développement durable et de la responsabilité sociale du géant Veolia Water India, de 2011 à 2014. Elle quitte l’Inde en 2014 pour les États-Unis, où elle obtient un post de chercheuse sur l’innovation sociale et la responsabilité sociale des entreprises à Boston, jusqu’en 2016.

Sa carrière politique au sein de La République en Marche débute réellement le 18 juin 2017, lorsqu’elle est élue députée de la 3e circonscription du Vaucluse à 50,67 % des suffrages face à Hervé de Lépinau candidat du Front National. Les choses s’enchaînent rapidement pour Brune Poirson, car seulement quelques jours après son élection en tant que députée, elle est nommée secrétaire d’État chargée de la Transition écologique et solidaire, le 21 juin 2017.

Rapidement la jeune femme, encore inconnue en politique française, s’affirme et porte ses idées avec volonté et envie ! Elle promeut directement l’éco-responsabilité, la consommation durable et l’économie circulaire. Avec une volonté particulière d’inclure tous les citoyens français dans la transition écologique et le souhait de la rendre plus abordable pour tous. De plus, elle souhaite dépasser les frontières en faisant agir l’Europe toute entière en faveur de l’environnement.

Retour sur l’année 2018

2018 a été une année chargée pour Brune Poirson, avec de nombreuses lois qui ont été passées en faveur de la transition écologique. La ministre a dû affirmer son point de vue sur des sujets sensibles, notamment la fin du glyphosate en France et la transition agricole.

Le Saviez-vous

Le glyphosate est le pesticide le plus utilisé au monde, il est issu d’une molécule chimique. Depuis plusieurs années son utilisation est controversée, ses risques pour la santé sont encore peu connus, mais il est classé comme “cancérogène probable” par l’OMS (organisation mondiale de la santé). De plus, il a été prouvé qu’il a de grave répercussions sur la faune, la flore et l’environnement.

Brune Poirson a notamment dû s’expliquer sur la volonté de la France de sortir du glyphosate d’ici 3 ans, lors du salon de l’Agriculture 2018. Durant une interview la ministre a déclaré avoir “une profonde gratitude” pour les agriculteurs français et également “nous ne voulons pas faire porter le poids de cette transition aux agriculteurs seuls”.

Brune Poirson s’est également déplacée à New-York en juillet 2018, où elle s’est rendue au siège des Nations Unies pour assister au Forum Politique de haut niveau pour le développement durable. Là-bas, elle y a présenté le rapport sur les étapes clés de la mise en œuvre de l’agenda français pour 2030 et ses 17 objectifs de développement durable. Les différents objectifs environnementaux de 2018 portaient principalement sur la gestion de l’eau, les énergies propres, les villes durables mais également la consommation et production responsables en France.
Pour l’eau, des projets de modernisation des réseaux d’eau et d’assainissement ont été mis en place, en collaboration avec les collectivités locales. Pour les énergies propres, l’État s’est plus particulièrement penché sur la question de planifier plus efficacement la transition énergétique, tout en la rendant plus abordable. Enfin pour les villes et communautés durables, il y a ici une volonté d’assurer l’accès à des logements plus sûrs et abordables pour tous.

Du 15 octobre au 15 décembre 2018, une grande campagne de communication a été lancée, pour communiquer sur le recyclage inter-filière. Pour l’occasion, un spot publicitaire “Ensemble continuons de recycler” et un site internet ont vu le jour. Cette campagne a largement été relayée sur les réseaux sociaux, notamment par la ministre elle-même.
Brune Poirson est très active sur les réseaux sociaux, principalement sur Twitter, où elle poste régulièrement des messages pour informer les personnes qui la suivent, mais elle y affirme également son point de vue, n’hésitant pas à remettre certaines personnes à leur place. Par exemple, le 29 janvier 2019 elle n’a pas hésité à répondre à Donald Trump, président des États-Unis, qui a tweeté : “Dans le magnifique Midwest, les températures ont atteint jusqu’à -60, les températures les plus froides jamais enregistrées. Dans les prochains jours, le temps risque d’être encore plus froid. Les gens ne peuvent même pas sortir quelques minutes dehors. Mais diable, que ce passe-t-il avec le réchauffement climatique ? S’il te plait reviens vite, nous avons besoin de toi !”. Dans la foulée la ministre de la Transition énergétique lui répond en anglais, “Cher président, puis-je vous suggérer de lire …”, Tweet illustré par la couverture du livre anglais “le réchauffement climatique pour les nuls”.

Dans sa mission de Transition écologique et solidaire, Brune Poirson défend également l’importance de changer notre économie et nos habitudes de consommation. C’est pourquoi elle soutient, depuis le début, la nouvelle loi européenne signant la fin des objets en plastique à usage unique d’ici 2021. Pour elle, il s’agit d’une volonté de favoriser une économie circulaire mais également de travailler pour la Terre. Si certains s’interroge quant au temps qui est laissé avant la mise en place, elle répond naturellement que derrière des objets du quotidien en plastique (pailles, gobelets, couverts ou encore cotons tiges), il y a des industriels, des emplois et qu’il est donc nécessaire de laisser du temps à chacun de rebondir et trouver des alternatives à cette économie.

En 2018, Brune Poirson a aussi été confronté à des crises. Par exemple, les “gilets jaunes”, des Français qui ont décidé de se soulever contre l’État et les taxes trop importantes, notamment celle visant à taxer plus le carbone et donc le pétrole. Face à ça, la ministre a dû affirmer son point de vue et sa volonté de limiter les émissions de CO2, en taxant plus le gazole, de façon à convaincre les Français de rouler avec véhicules “verts”, comme les voitures électriques.

Brune Poirson a également été victime à plusieurs reprises de propos sexistes. Le 29 mai 2018, alors qu’elle échange lors d’une séance de question au gouvernement, Christian Hutin député du parti socialiste interpelle la ministre en l’appelant “Ma poule”. Ou encore en août 2018, alors que Brune Poirson prend la parole à l’assemblée nationale concernant “le jour de dépassement”, Ugo Benalicis, député de la France Insoumise, n’hésite pas à mimer des bisous et câlins à l’égard de la ministre. La fin de l’année 2018 a également été entachée par une autre scène de ce genre, cette fois-ci c’est le sénateur Gérard Longuet (Les Républicains) qui ne s’est pas gêné de l’appeler à plusieurs reprises, pendant une séance, “Madame le Ministre”. Brune Poirson lui avait pourtant demandé avec sérieux de l’appeler “Madame la Ministre”. Preuve que même en 2019 le sexisme a encore de beaux jours devant lui en politique.

2019 a déjà bien commencé

2018 a donc été une année charnière pour Brune Poirson qui a dû se positionner sur des points importants, affirmer son avis et ses positions, défi relevé haut-la-main. Et 2019 s’annonce tout aussi important avec notamment le Grand Débat National, le G7 qui se déroulera en août à Biarritz, le service national universel qui verra ses premières sections débuter en juin. D’ailleurs l’année a déjà bien commencé pour la ministre, qui recevait ce jeudi 31 janvier plusieurs dirigeants de grandes chaînes de restaurations rapides, comme McDonald’s, Starbucks ou encore Burger King pour leur demander de rendre des comptes face à leur mauvaise gestion des déchets. D’ici mars 2019, les enseignes seront obligées de présenter un plan de gestion des déchets en faveur de la transition écologique. En somme, la ministre se prépare à une année chargée et cruciale pour la Transition énergétique et solidaire.